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18/02/2008 - Baisse du pouvoir d'achat, le dossier (actualisation)
Le dossier
19 pages


DES CHIFFRES ALARMANTS !
 
Évolution du pouvoir d'achat des agents de la fonction publique entre 2000 et 2006 :
• -6.7% à -7.6% selon les sources statistiques mesurant la variation du niveau général des
prix (respectivement INSEE et Eurostat). Chaque année, un agent de la fonction
publique perd un peu plus de 1% de pouvoir d’achat.
En précisant que ces sources sont connues pour sous-estimer le niveau d’inflation et
qu’elles surestiment par conséquent l’augmentation du pouvoir d’achat. Elles
occultent par exemple l’essentiel de la bulle immobilière (considérant ainsi que le
ménage étudié est devenu propriétaire de son logement avant la période étudiée) et
certaines autres augmentations (comme celle des produits «premier-prix», considérant
ainsi que le ménage étudié perçoit des revenus ne lui imposant pas de reporter sa
demande sur ce type de produits). Cette baisse du pouvoir d’achat caractérise
donc surtout les ménages les plus aisés;
• -9.5% environ pour un ménage locataire;
• -20% environ pour un ménage désirant
accéder à la propriété.
Évolution prévisible du pouvoir d'achat d'un agent de la fonction publique débutant sa carrière en 2007 et la terminant en 20484 : -34% à -38%
selon les sources statistiques mesurant la variation du niveau général des prix.
Si la politique salariale de l’employeur public devait, dans les années à venir, être calquée sur celle pratiquée entre 2000 et 2006, les revenus perçus par les agents de la fonction publique seraient en 2048 plus de un tiers inférieurs à ceux perçus par les agents de la fonction publique en 2006.
...




12/04/2007 - L'Etat, patron voyou
Le dossier
5 pages


Il importe de rénover le statut des enseignants du second degré. Voici la conclusion
à laquelle est parvenue la majorité en 2006. Conclusion qui a poussé Gilles de Robien
à prendre un décret modifiant le statut des enseignants du second degré ainsi que la fonction
de titulaire sur zone de remplacement (c'est-à-dire la fonction d’enseignant remplaçant).
Ce décret a fait l'unanimité chez les syndicats enseignants. En effet ces derniers, même
les plus proches de la majorité, se sont opposés à l'unanimité aux dispositions prises par le décret. Fait exceptionnel puisque cette unanimité n’a pas connu de précédent ces 10 dernières années.
Ceci s’explique par le fait que rénover le statut des enseignants du second degré n'a
nullement été l'occasion de le mettre en concordance avec les nouveaux enjeux pédagogiques
mais tout simplement de le mettre au service des économies budgétaires. La quasi-totalité
des dispositions prises par ce décret visent en effet à augmenter le temps de travail des enseignants et/ou à les rendre beaucoup plus flexibles et/ou à reporter sur eux une part non négligeable des coûts normalement à la charge de l’employeur. Les enseignants sont donc devenus par la force des choses (ou plutôt de ce décret) les premiers contributeurs du pays à la réduction du déficit et de la dette publics (alors que, jusque là, ils pensaient, naïvement, que ce devoir était partagé par l’ensemble des citoyens français …).
...



11/04/2007 - Travailler plus pour gagner plus
Le dossier
5 pages


Travailler plus pour gagner plus. »
Voici une maxime séduisante. D’autant plus séduisante que la question du pouvoir d'achat est aujourd’hui au coeur des préoccupations. Des actifs exclus du marché du travail, en passant
par les actifs peu qualifiés et/ou occupant un emploi précaire jusqu’aux retraités
contraints de chercher un complément de revenus, nombreux en effet sont aujourd’hui
ceux qui affirment avoir « du mal à joindre les deux bouts ».
Mais voilà, en pratique, accepter de jouer le jeu et chercher à « travailler plus »
pour « gagner plus » aboutit souvent à « travailler beaucoup plus » pour « gagner
autant, sinon beaucoup moins ». Bref, s’il est indéniable que travailler plus est
source d'enrichissement, il semble beaucoup moins évident que cet enrichissement
profite surtout, voire profite tout court, à celui qui consent l'effort supplémentaire.
Ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, puis ministre
du budget, des finances et de l'industrie, de nouveau ministre de l'intérieur et de
l’aménagement du territoire, président de l’UMP, bref, au coeur même de la majorité,
qui gouverne ce pays depuis 2002, il serait légitime de penser que Nicolas Sarkozy,
candidat à l’élection présidentielle ayant fait sienne, de longue date, cette maxime,
ait essayé, dans le cadre de ses responsabilités, de la mettre en application.
D’autant qu’il ne serait sans doute pas faux d’affirmer que cette maxime constitue
l’essence même de son programme économique… et social.
Une mesure prise par la majorité, parmi d’autres, témoigne pourtant du
contraire. Ou tout au moins de la conception fort particulière que se font les membres
du gouvernement (tant de l’UMP que de l’UDF) de ce que signifie «travailler
plus pour gagner plus ». En témoigne le fait qu’aux termes d’une disposition prise par la loi Borloo pour la cohésion sociale, promulguée en 2005, un salarié peut aujourd’hui être
amené (éventuellement contre son gré) à travailler plus. En revanche rien ne dit qu’il
gagnera plus en contrepartie. Loin s’en faut !
...



28/03/2007 - De l'efficacité supposée du modèle britannique
Le dossier
6 pages

A en croire les dernières réformes, parce qu’elles ont abouti pour la
plupart à accroître le temps de travail des enseignants, parfois en réduisant
leur rémunération, à en croire également le « bon sens populaire », il faudrait « remettre
les enseignants au travail ». Des enseignants considérés par beaucoup
comme grassement rémunérés, d’autant qu’ils bénéficient de près de quatre mois
de vacances par an. Bref, si la France va si mal, ou plutôt si la France se sent si
mal, c'est bien connu, c’est de la faute des« fonctionnaires » en général et des enseignants
en particulier. Voici le triste constat que l'on est bien obligé de faire
aujourd'hui lorsque l’on est enseignant : jamais le métier de « prof » n'a été aussi
déconsidéré.
En revanche, le courant libéral animant cette pensée, courant libéral étonnamment
ancré dans les esprits, même à gauche, dès lors qu'il s'agit de régler les
problèmes que rencontre l'Education nationale, semble désigner l'exemple à suivre
: celui de la Grande-Bretagne. En effet, chez nos amis britanniques, l'enseignant
est depuis près d’une décennie davantage soumis aux lois du marché. 1 euro
dépensé en matière d'éducation en Grande-Bretagne serait donc, en accord
avec la doctrine libérale, bien plus efficacement dépensé que le même euro dépensé
en matière d'éducation en France. Et nombreux sont ceux, aujourd'hui, tant à
droite qu'à gauche, et souvent en accord avec le « bon sens populaire », à prôner
un glissement du modèle français vers le modèle britannique.
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15/02/2007 - Baisse du pouvoir d'achat, le dossier
Le dossier
14 pages


DES CHIFFRES ALARMANTS !
 
Évolution du pouvoir d'achat des agents de la fonction publique entre 2000 et 2006 :
• -6.7% à -7.6% selon les sources statistiques mesurant la variation du niveau général des
prix (respectivement INSEE et Eurostat). Chaque année, un agent de la fonction
publique perd un peu plus de 1% de pouvoir d’achat.
En précisant que ces sources sont connues pour sous-estimer le niveau d’inflation et
qu’elles surestiment par conséquent l’augmentation du pouvoir d’achat. Elles
occultent par exemple l’essentiel de la bulle immobilière (considérant ainsi que le
ménage étudié est devenu propriétaire de son logement avant la période étudiée) et
certaines autres augmentations (comme celle des produits «premier-prix», considérant
ainsi que le ménage étudié perçoit des revenus ne lui imposant pas de reporter sa
demande sur ce type de produits). Cette baisse du pouvoir d’achat caractérise
donc surtout les ménages les plus aisés;
• -9.5% environ pour un ménage locataire;
• -20% environ pour un ménage désirant
accéder à la propriété.
Évolution prévisible du pouvoir d'achat d'un agent de la fonction publique débutant sa carrière en 2007 et la terminant en 20484 : -34% à -38%
selon les sources statistiques mesurant la variation du niveau général des prix.
Si la politique salariale de l’employeur public devait, dans les années à venir, être calquée sur celle pratiquée entre 2000 et 2006, les revenus perçus par les agents de la fonction publique seraient en 2048 plus de un tiers inférieurs à ceux perçus par les agents de la fonction publique en 2006.
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15/10/2006 - À propos du décret modifiant le statut des enseignants du second degré et la fonction de titulaire sur zone de remplacement
Le dossier
27 pages

QU’ATTENDRE DE L’APPLICATION DU DECRET MODIFIANT LE STATUT DES
ENSEIGNANTS DU SECOND DEGRE ET LA FONCTION DE TITULAIRE SUR ZONE DE
REMPLACEMENT ?
 
Pour l’ensemble des enseignants du second degré :
 
• diminution de la rémunération et/ou augmentation du temps de travail du
fait d’une attribution beaucoup plus restrictive des heures de décharge.
La diminution de la rémunération ou l’augmentation du temps de travail
sera voisine de 6 % pour les enseignants qui perdront le bénéfice d’une
heure de décharge (le double pour ceux qui perdront deux heures de décharge,
etc.). 6 % de baisse de la rémunération, voire davantage, alors que la rémunération
moyenne des agents de la fonction publique a diminué de près de 7
% entre 2000 et 2006 (en fait jusqu’à 20 % environ en incluant les effets de
la bulle immobilière touchant les agents de la fonction publique locataires
ainsi que ceux qui désirent accéderà la propriété).
Les enseignants n’ont bénéficié d’aucune mesure de réduction du
temps de travail depuis 1950. Ceci explique sans doute que l’ensemble
des études sur le temps de travail des enseignants, même celles diligentées
par le ministère, concluent à un temps de travail hebdomadaire bien supérieur
à 35 heures. En fait plus proche de 40 heures, c’est-à-dire du temps de
travail en 1950. Pourtant on augmente encore ce temps de travail l’an prochain.
6 % de temps de travail supplémentaire, voire davantage, qui
s’ajoutent à une augmentation non négligeable de la charge de travail ces
dernières années (classes plus chargées, réunionite aigüe, etc.) ;
 
• polyvalence sans borne, pas même celles du bon sens, se traduisant par
une perte de crédibilité face aux élèves, accompagnée d’un temps de travail
très fortement accru (du fait du temps de préparation que la polyvalence
implique). Aucune compensation du temps de
travail supplémentaire n’est prévue. Seule une indemnité est prévue, à peu
près égale à une heure supplémentaire. Cette indemnité n’est prévue
que pour les titulaires de mention complémentaire (qui se comptent aujourd’hui
sur les doigts d’une main ou presque). Une discrimination de
plus… ;
...